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Ethologie équine

Communication du cheval

La communication implique l’émission d’un message à destination d’un autre individu. Notons que le cheval utilise les mêmes signaux que ce soit vers sa propre espèce ou vers une autre espèce(homme, par exemple)

Communication auditive

Le cheval utilise 7 sons différents, parfois en combinaison:

  • Le hennissement est un signal à longue distance audible parfois à plus d’un kilomètres émis surtout en cas de perte de contact visuel avec ses congénères. Le cheval l’utilise aussi pour signaler sa présence à l’approche d’une zone ou il sait que se trouve d’autres chevaux.
  • Le couinement est un son émis en cas de rencontre rapprochée de deux chevaux souvent en palettant(lancer de l’antérieur vers l’avant). Il est parfois aussi émis lors de jeux particulièrement intense.
  • L’appel sourd est une espèce de grognement de bienvenue ou d’appel émis particulièrement par la jument vis à vis de son poulain mais aussi du cheval vers son soigneur qui apporte la nourriture
  • Le gémissement est un grondement sourd et gémissant émis lors d’effort physique ou de conflit mental. On peut souvent l’entendre lorsque le cheval se couche.
  • Le souffle est une expulsion violente et brève d’air par les naseaux audible à distance moyenne. Il est utilisé an cas de danger ou lorsqu’une odeur particulière est découverte. Il serait un signe que la jument émettrai pour signaler au poulain une plante toxique.
  • L’ébrouement est une expulsion d’air rythmique par les naseaux émise lorsque les naseaux sont irrités ou pour exprimer nervosité et impatience.
  • Le ronflement est une inspiration d’air vibrante par les naseaux émis en signal d’alarme audible à faible distance

Communication olfactive

C’est un sujet difficile à appréhender. Le cheval a un excellent odorat. Il l’utilise systématiquement lors de rencontre par un contact nez à nez. Cela lui sert probablement autant à identifier son vis à vis que la vue et l’ouïe. L’étalon examine systématiquement les crottins des autres chevaux avant de les recouvrir de ses propres crottins. Tous les chevaux reniflent longuement le sol des aires de roulage avant de se décider à s’y rouler à leur tour.

Le flehmen est un comportement particulier de flairage permettant l’activation de l’organe voméro-nasal qui a la particularité de détecter les phéromones, sorte de message chimique volatil renseignant sur l’état de réceptivité sexuelle et le statut social de son émetteur. Le cheval lève la tête en repliant le bout du nez sur les naseaux découvrant ainsi ses incisives, il fait voyager l’air dans ses fosses nasales et expulse enfin doucement l’air de ses naseaux. On peut parfois observer un léger jetage nasal qui est le résultat de l’expulsion des sécrétions de l’organe voméro-nasal.

Communication tactile

Les contacts tactiles sont peu nombreux entre chevaux si l’on excepte le contact de la mère avec son poulain. Ils sont de deux natures:
• les contacts agonistiques(agressif): morsure, coup de pied, bousculades.
• Le toilettage mutuel (allo grooming), observé surtout entre partenaires préférentiels, il a une fonction hygiénique(surtout en période de mue) et d’apaisement social. La fréquence des toilettage est plus grande après une période de conflits.


Communication visuelle

Champ Visuel Du Cheval

Champ Visuel Du Cheval

C’est la plus importante des communications chez le cheval. La posture (position de tout le corps: oreilles, yeux, naseaux, bouche, port de tête, queue, membres, tonus musculaire…) et ses variations(mouvements divers) expriment de manière très subtile les émotions et intentions du cheval(langage corporel). Ces postures varient très vite en fonction du contexte environnemental et social. Cette subtilité est telle que l’homme nécessite un apprentissage conséquent pour savoir l’interpréter. Cela est d’autant plus vrai que le groupe est stable, les chevaux ayant alors appris à réagir entre eux au plus petit signal. Le cheval interprète des variations très fines de la posture que ce soit équine ou d’une autre espèce. Nous savons depuis le cas de Hans le malin que le cheval est capable de distinguer les mouvements du visage humain de l’ordre du millimètre. Il est ainsi possible d’imaginer les possibilités fantastiques de discrimination posturale du cheval.
Il suffit bien souvent d’apercevoir leur silhouette pour reconnaitre une attitude caractéristique. Par exemple, lorsqu’il se veut agressif, le cheval couche les oreilles, montre les dents, tend l’encolure, fouette de la queue plutôt haute et menace de donner des coups de pied, voire fait mine de charger. Les adultes dominés s’éloignent tout simplement tête semi-basse, queue rentrée et oreilles neutres à attentives. Dans un groupe familial stable, la hiérarchie s’établit doucement et les combats sont rares sauf entre étalons se disputant les faveurs des femelles. L’agressivité est cependant fréquente entre chevaux ne se connaissant pas et mis en contact rapproché par l’homme, surtout sur des animaux privé de contact sociaux(boxe…). Le poulain abordant un adulte effectue de grands mouvements de mastication, lèvres retroussées et tirées vers l’arrière et tête relativement basse: le snapping. Le snapping est une attitude caractéristique du poulain qui tend à disparaître à l’age adulte.


Les chevaux utilisent le langage corporel par « étapes ». Par exemple, deux chevaux qui mangent la même ration de foin entrant en conflit ne vont pas avoir la même façon de réagir. En ce qui concerne le cheval dominant :

  1. Il couche les oreilles en arrière
  2. tourne la tête rapidement oreilles en arrière vers son congénère
  3. recommence bouche ouverte dents découverte
  4. tente de le mordre

Cette séquence peut être interrompue à tout moment par le départ du dominé. Plus les chevaux se connaissent plus la séquence est courte. Le dominé réagissant au premier coucher d’oreille ou peu après.

Source : Wikipedia


Comportement du cheval en liberté

Emploi du temps du cheval

Le cheval est un herbivore non ruminant. Cela implique un rendement digestif faible et l’obligation de pâturer longtemps afin de trouver l’énergie nécessaire à sa vie.
Il passe ainsi environ 15 heures par jour pour les juments et 13 h par jour pour les mâles à manger tout en se déplaçant au pas ralenti.
La deuxième activité en durée est le repos (5 à 7 heures par jour) un peu plus chez les mâles. Le repos peut aussi bien avoir lieu aux heures chaudes que la nuit.
Ils consacrent environ deux heures par jour à se déplacer dans la grande majorité des cas au pas, 1-2 heures par jour en vigilance(chacun à son tour, plus pour les mâles) et le reste est dévolu aux activités diverses telles que se rouler, boire et interactions sociales. Le cheval est actif autant de jour que de nuit. Sa vision nocturne est d’ailleurs meilleure que celle de l’homme.
On peut ainsi comprendre que le cheval dans son boxe nourri aux concentrés s’ennuie au point parfois de développer des comportements indésirables.


Organisation sociale

Le cheval est un animal social.
Il forme des groupes stables(harde) de type familiaux(harem) ou de mâles célibataires.
Exceptionnellement, ils peuvent vivre en solitaire. Il s’agit souvent de vieux mâles fatigués ou de jeune mâles en attente de former leur propre harde.
Cette structure permet d’assurer une surveillance face aux prédateurs, d’augmenter l’efficacité de la gestion des ressources(nourriture, boisson), d’optimiser la reproduction et les apprentissages des poulains(survie, sociabilité…).
Dans la nature, le harem compte généralement de trois à dix individus. Un étalon (rarement deux, voire plus) entouré d’une à trois juments et de leurs poulains jusqu’à deux ans. La jument la plus vieille est souvent dominante. C’est elle qui accède en premier aux ressources limitées(nourriture, boisson).
Dans le groupe existe une hiérarchie de type dominant/dominé, établie en fonction de l’âge des individus et de leur tempérament.
Cette hiérarchie est cependant parfois difficile à cerner. Il arrive que A domine B, B domine C et C domine A. Le plus souvent, les plus vieux dominent les plus jeunes jusqu’à ce que ceux-ci arrivent à trouver leur place dans le groupe et à se faire respecter. Indépendamment des relations hiérarchiques, le cheval adulte a très souvent des relations privilégiées avec un ou deux autres avec qui il entretient des relations étroites faites de toilettage(allogrooming), de veille pendant le sommeil et surtout de recherche active de présence. On pourrait qualifier cette relation particulière de sous-groupe.
Les chevaux n’aiment pas rester seuls et ont besoin de congénères avec lesquels ils peuvent se sentir, se toucher, et communiquer. Ces besoins éthologiques sont tellement important que les tics nerveux(tic à l’appui, tic à l’air, tic à l’ours et parfois même agressivité) n’apparaissent que chez des chevaux en boxes, privés de contact sociaux. Ces besoins peuvent parfois être compensé par une relation extra-spécifique: l’homme ou un autre animal(chèvre, mouton, lapin…) suffit à compenser le manque de certains chevaux.
Les chevaux en groupe dorment à tour de rôle, de façon à ce qu’il y en ait toujours un qui face le guet et prévienne les autres si un danger se présente.

Les poulains sont nourris par leur mère jusqu’à l’age d’un an environ. Peu avant la naissance du poulain suivant, la jument sèvre doucement mais fermement son dernier-né. Il garde des relations privilégiées avec sa mère Jusqu’à l’âge de deux ans environ, tout en développant ses compétences sociales avec tout le groupe. Ils quittent alors le groupe tantôt de leur apparente initiative, tantôt repoussé par la mère ou l’étalon. Ce qui limite fortement les risques de consanguinité. Les mâles rejoignent alors une harde de mâles et les juments gagnent d’autres harems.

Les différentes hardes voisines se connaissent ce qui facilite dans une certaine mesure ces échanges. Il existe aussi une hiérarchie entre groupes: certains s’écartant spontanément à l’arrivée d’un autre. On peut parfois observer l’étalon d’un harem arrivant chasser la harde présente ou au contraire attendre à distance raisonnable que la première harde aie fini.

Quand les mâles ont pris assez d’assurance, ils essayent d’acquérir leur propre harem. Pour ce faire, ils provoquent en duel d’autre mâles et s’ils gagnent le combat, repartent avec les femelles dont ils ont gagné le respect et fondent ainsi leurs propres familles. Parfois ces tentatives de prise de pouvoir se termine par le détournement plus ou moins discret d’une ou plusieurs juments. Il arrive aussi qu’un étalon victorieux ne soit pas accepté par les juments, celui-ci évoluant alors sans étalon jusqu’à ce qu’un prétendant plus apprécié se présente.


Territorialité et déplacements

Le cheval n’est pas une espèce territoriale. Les différentes hardes se côtoient plus ou moins suivant la structure géographique et les ressources. Il n’est pas rare de voir plusieurs hardes rassemblées, par exemple, autour d’un point d’eau ou dans les grandes migrations (chose devenue impossible dans nos sociétés modernes et clôturées). Cependant, les contacts entre groupes sont sévèrement encadrés par les chevaux adultes et les groupes ne se mélangent normalement pas.

Il est aidé en cela par son excellente mémoire géographique qui lui permet de trouver le chemin vers les différentes ressources dont il a besoin: pâture, boisson, zones d’ombres, zones de roulages, abris pour la pluie ou contre les insectes…

L’étalon marque son passage par des tas de crottins dans un cérémonial d’alternance de flairage, flehmen et de dépôt de crottins. Ces dépôts ont lieu en général sur des lieux de grand passage servent de moyen de communication/signalisation entre groupes.

Les hardes tracent des chemins dégagés à force de passage aux mêmes endroits.
Les groupes se mettent en route à l’initiative du ou des plus motivés et marchent au pas en files ordonnées jusqu’à leur destination. Le départ est parfois initié par l’étalon qui adopte alors la posture de guidage par l’arrière, tête basse presqu’au ras du sol et oreilles en arrière, les poulains désobéissants se voyant parfois gratifier d’une morsure en rappel à l’ordre. Ce comportement est surtout observé en réaction à l’apparition d’un danger(prédateur).

Les départs pour, par exemple, une autre zone de pâturage, une zone d’ombre ou une aire d’abreuvement sont plutôt initiés par les juments et en particulier la plus âgée souvent dominante, l’étalon suivant ou précédant de manière plus ou moins éloignée le reste du groupe.
Il existe des aires de roulage, zone ou les chevaux préfèrent se rouler, comportement visant à se débarrasser des parasites. Ces aires sont partagées par les différents groupes et ont probablement aussi une vocation de communication. Les chevaux flairent parfois longuement la zone avant de se décider à se rouler.

Comportements agonistiques: combattre ou fuir, moyens de survie
Dépourvu de crocs, de cornes ou de griffes, le cheval est une proie. Sa première stratégie de défense est l’évitement, la fuite.

Le cheval est une espèce nidifuge. Quelques heures après sa naissance, le poulain est déjà capable de suivre sa mère au galop. La vitesse est une des clefs de sa survie.

Effrayé, sa première défense est la fuite, cependant, la fuite étant très gourmande en énergie, le cheval est capable d’organiser une défense active contre certains prédateurs: étalon en chasse et juments en rond prêtes à ruer, têtes vers l’intérieur avec les poulains au centre.

Comme la plupart des espèces prédatées, les yeux du cheval sont placés sur les faces latérales de la tête et non sur le devant comme chez l’homme. Le cheval bénéficie donc des avantages de la vision binoculaire de manière très restreinte. Cette disposition permet par contre de détecter facilement tout mouvement à presque 360° autour de lui grâce à la posture d’alerte, tête au vent et oscillant de gauche à droite, qui permet de compenser l’angle mort situé derrière la tête.

Source : Wikipedia

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